Alimentation . Fêtes

Comment adapter mon traitement pendant les fêtes ?

Lors d’un repas long et festif, une personne diabétique peut profiter du repas, mais doit anticiper la durée, les quantités de glucides et le moment du traitement. La Fédération Française des Diabétiques conseille d’éviter le grignotage entre les plats, de surveiller la glycémie et d’adapter le traitement si nécessaire, notamment pour l’insuline ou la pompe. Après les fêtes, il est recommandé de reprendre simplement une alimentation équilibrée et ses habitudes de traitement, sans régime strict.

 » Pendant les fêtes, les repas sont copieux, s’éternisent et s’étendent parfois sur plusieurs jours. Comment adapter mon traitement avec ces horaires décalés ? «  (Nina, 48 ans, type 2)

Invité à une soirée du Nouvel an, il est souvent difficile de prévoir à quel moment vous allez passer à table et combien de temps va durer le repas. L’apéritif se prolonge, certains invités arrivent en retard, l’heure du repas est décalée et ce dernier peut ensuite s’éterniser.



Si le traitement n’est pas pris au bon moment, l’hypoglycémie peut survenir. Il est donc essentiel de procéder à quelques adaptations.

Quelques règles simples :

  • ayez toujours avec vous votre matériel complet pour effectuer autant de contrôles que nécessaire et faire face aux situations imprévues ;
  • évaluez toujours la composition du repas, notamment les aliments contenant des glucides et des graisses, pour adapter vos injections ;
  • calculez la quantité de glucides pour ajuster la dose d’insuline.

Certains aliments festifs comme le saumon fumé, les huîtres et le foie gras… ne contiennent pas ou peu de glucides

Comment adapter mon traitement par insuline ?

Effectuez votre injection d’insuline rapide au moment de l’arrivée du plat et non à l’avance, le bolus inclura alors la quantité de glucides consommés à l’apéritif.

Si le temps d’attente entre chaque plat est long, évitez le grignotage, le pain notamment. Par contre, si vous constatez que votre glycémie se situe entre 0,90 et 1,20 g/l avant le repas, vous pouvez décaler l’injection d’insuline de préférence au milieu voire à la fin du repas si des féculents sont prévus plus tardivement, et en prévision du dessert qui apporte également des glucides.

En cas de traitement par pompe à insuline, si la fonction est disponible sur votre pompe, vous pouvez programmer la durée d’injection des bolus. Pour en savoir plus, consultez la page de notre site dédié à la pompe à insuline.

Et mon traitement par antidiabétiques oraux ?

Vous pouvez prendre votre médicament au moment du repas. Attention, certains médicaments comme les glinides ou les sulfamides peuvent provoquer des hypoglycémies.

Bon, vous avez joué la sécurité en mangeant léger et en adaptant votre traitement. Vous avez passé de très bonnes fêtes de fin d’année. Il faut maintenant une transition douce vers la nouvelle année. D’autres astuces pour ne pas gâcher le plaisir.

Comment prendre son traitement du diabète après un repas copieux ?

Pour bien finir l’année et aborder la nouvelle sereinement, rien de mieux qu’une série de bonnes résolutions antidiabète pour commencer le mois de janvier.

Vous avez fait la fête toute la nuit et vous souhaitez faire la grasse matinée et donc décaler/modifier la prise de votre traitement. Cela n’est possible qu’en fonction :

  • de votre schéma d’insulinothérapie,
  • des types d’insulines (chacune a une durée d’action particulière),
  • et des horaires habituels d’injection.

Si vous êtes traité par comprimés, il est possible, pour certains médicaments, de décaler la prise au repas du midi.

Quelle que soit votre situation, demandez conseil à votre médecin traitant ou votre diabétologue pour vous aider à adapter au mieux votre traitement.

Les aliments de fête et ma santé

Parmi les aliments, les boissons et les plats consommés pendant les fêtes, beaucoup sont faibles en glucides et possèdent des qualités gustatives et nutritionnelles reconnues. Revue de détail sur quelques grands classiques.

La dinde, le chapon, les volailles

Bien qu’il existe des différences, par exemple, entre la dinde (plus maigre) et le chapon (plus gras), la volaille est une valeur sûre pour un plat principal léger et festif.
Riche en protéines et pauvre en graisses (si l’on compare avec le porc ou certaines viandes rouges), elle est facile à cuisiner.
Si votre volaille est farcie, préférez une farce maigre à base de légumes et remplacez le jus de cuisson par une émulsion ou une sauce plus légère.

Le saumon

Facile également à préparer et relativement accessible en termes de prix, le saumon (qu’il soit froid en darnes, fumé, au four, en papillote ou cuit à la vapeur) est un excellent choix pour le chic des fêtes. Riche en vitamines E, A et en acides gras polyinsaturés (les fameux omega-3), il est un allié précieux du système cardiovasculaire.

Puis-je manger des gourmandises comme le chocolat et si oui, en quelle quantité ?

Le chocolat

Véritable star des fêtes de fin d’année, le chocolat, surtout s’il est noir et à fort pourcentage en cacao (plus de fibres et moins de glucides), contient des qualités nutritionnelles : vitamines B, E, fer, fluor, cuivre, magnésium…

Vous pouvez en consommer quelques carrés occasionnellement (1 carré de tablette = 5 g, une petite bouchée ou chocolat individuel d’une boîte = 10 g).

Combien de verres d’alcool puis-je boire ? Et à quel moment pour ne pas risquer une hypo ou une hyperglycémie ? (Lydie, 36 ans, type 1)

L’alcool

Une consommation très modérée d’alcool (particulièrement les vins rouges de qualité qui sont sans glucides et contiennent un taux élevé en polyphénols, excellents alliés contre le vieillissement) n’ont pas de conséquences délétères sur l’équilibre du diabète à condition de respecter les bonnes pratiques.  Mais prudence car l’alcool peut engendrer des hypoglycémies.
Au-delà de 20 g/jour * pour la femme (2 verres de vin) et 30 g pour l’homme, les effets s’inversent et deviennent dangereux pour la santé avec un risque de : diabète, complications du diabète, hépatite, cancer…

Vous pouvez boire de l’alcool pendant les fêtes. Quelques astuces à respecter cependant

  • Buvez avec modération dans les limites recommandées et pendant les repas : à jeun, la consommation d’alcool expose à des hypoglycémies.
  • Attention, tous les alcools sont caloriques mais certains ont un effet glucidique plus élevé. Privilégiez les alcools traditionnels secs (type vins rouges, blancs, rosés champagnes…) sur les alcools forts ou contenant plus de glucides (bière, vins moelleux, liquoreux, certains spiritueux…).
  • Évitez les alcools aromatisés ou sodas alcoolisés nouvelle génération dont les teneurs en sucre et en alcool sont souvent très élevées.

Vous voilà maintenant rassuré et déculpabilisé. Mais pour pleinement profiter des fêtes, rien de mieux qu’un menu varié et équilibré. C’est la stratégie du plaisir malin !

Notes
* Il est admis que 10 g d’alcool correspondent à un verre de bière de 250 à 300 ml ou un verre de vin de 150 ml ou une mesure de spiritueux de 30 à 50 ml.
Sources
Magazine Équilibre n° 260, nov. déc. 2007, article « Le chocolat »
Magazine Équilibre n° 315, janvier, février 2017 « Alcool et diabète, forcément incompatibles ? »


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